OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Christian Vanneste contre les branleurs du net http://owni.fr/2011/07/07/vanneste-porn-bullshit-loi-internet/ http://owni.fr/2011/07/07/vanneste-porn-bullshit-loi-internet/#comments Thu, 07 Jul 2011 13:55:55 +0000 Olivier Tesquet http://owni.fr/?p=73012 Mise à jour du 8 juillet: Puisque Christian Vanneste n’a pas le monopole de l’indignation, soulignons également l’initiative du très familial Reader’s Digest, qui veut protéger les enfants contre les cohortes de pédophiles déferlant sur Internet. Pour ce faire, ils ont même concocté un joli bouton que nous apposons ici:

Internet, c’est ça? Ou bien ça? Ou peut-être ça? Si vous voulez vous rincer l’oeil en déroulant du sopalin profitez-en, parce que ça ne durera peut-être pas. Christian Vanneste, le député UMP du Nord, vient de déposer une proposition de loi visant à circonscrire l’accès des mineurs aux sites pornographiques. “La pornographie, sans limite, envahit les foyers par le moyen d’internet et s’insère de manière pernicieuse dans la vie de nombreux jeunes”, écrit Vanneste, dont la plume virevoltante semble être portée par “le courage du bon sens”, la devise qu’il affiche fièrement sur la bannière de son blog.

Armé de sa morale, le truculent parlementaire n’en est pas à son coup d’essai. En 2007, déjà, il demandait au ministère de la Justice quelles mesures il comptait prendre pour “protéger les mineurs contre la pornographie”. A l’époque, le garde des sceaux lui répondait poliment que le cadre légal était a priori suffisant pour préserver les chères têtes blondes de la nation du stupre en streaming.

Cette fois-ci, Vanneste va plus loin et demande carrément d’amender la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, la fameuse Loppsi 2. Il voudrait ainsi que les sites pornographiques soient fermés par défaut, et que chaque internaute souhaitant accéder à leur contenu en fasse la demande auprès de son fournisseur d’accès. Ce qui déboucherait sur des courriers du type:

Cher service client, par la présente missive, je soussigné Olivier Tesquet, abonné n° 123456, certifie être majeur et vacciné, et demande l’autorisation de me divertir sur le site http://youporn.com. Merci de faire explicitement figurer cette information sur ma facture détaillée.

Pornographie = terrorisme

Sur le fond, Vanneste adapte une idée chère à Eugene Kaspersky, le leader russe de la sécurité informatique: la création d’un passeport numérique qui obligerait l’internaute à s’identifier avant d’accéder à un contenu. Pour mieux porter son projet, Vanneste a même mis en ligne une pétition. Celle-ci regroupe déjà plus de 750 signataires, pour qui la pénétration du Net ne doit pas passer par les enfants. Morceau choisi:

Il y a évidemment un lien entre la violence au collège ou au lycée et ce que les ados regardent sur leurs écrans. Quand protègera-t-on enfin efficacement nos enfants contre la pronographie (sic) qui fait des ravages aussi chez les adultes, dans les couples, dans les familles ? Cessons d’être laxistes, attaquons le mal à la racine ! Mettre en place des cellules psy après le meurtre ou le viol d’une mineure par un mineur me semble tout à fait insuffisant. Chers dirigeants, ayez le courage de prendre des mesures efficaces à l’encontre de cette forme de terrorisme qu’est la pornographie. D’avance, merci !

Même si les forces spéciales américaines ont retrouvé des vidéos olé-olé dans le repaire pakistanais d’Oussama Ben Laden, le lien entre le sexe et la sécurité nationale ne saute pas aux yeux, sauf à mettre en place un plan Vigipirate du cul qui ne passerait jamais au rouge. Surtout, et c’est toute l’ironie de l’affaire, Christian Vanneste attaque Internet dans son principe de neutralité. C’est maladroit, parce que Christian Vanneste aime profondément Internet. Il lui permet d’afficher ses opinions au nom de la liberté d’expression: homophobie assumée, plaidoyer pour la peine de mort et – donc – diabolisation de la pornographie. Le souci, c’est qu’il a visiblement une idée bien personnelle du réseau. A le lire, c’est la quatrième dimension, un monde parallèle à la Tron dans lequel l’internaute-machine porterait une combinaison en aluminium et des bottes en kevlar:

Internet représente un moyen de communication permettant d’avoir accès à un nombre d’informations quasi illimité à domicile. C’est donc la porte ouverte à toutes les réalités du monde représentées de manière virtuelle. Mais contrairement au monde réel, l’accès aux informations ne nécessite pas de démarches personnelles concrètes, longues, progressives et réfléchies. Tout s’y passe dans l’immédiat, dans la facilité, dans l’exhibition. La publicité y advient de manière intempestive à l’image de toute autre forme de promotion.

Pour sortir l’ami Vanneste des années 90, rien de tel qu’une petite profession de foi. Internet is for P0rn.


Crédits photo: Capture d’écran Youporn pixelisée sous Photoshop

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Le porno américain a peur de la fuite http://owni.fr/2011/04/05/wikileaks-porn-sexe-identite-droit-oubli/ http://owni.fr/2011/04/05/wikileaks-porn-sexe-identite-droit-oubli/#comments Tue, 05 Apr 2011 17:04:51 +0000 Olivier Tesquet http://owni.fr/?p=55322 C’est l’un des effets pervers de WikiLeaks, sans mauvais jeu de mots. Alors que le site d’Assange “fait des petits” un peu partout dans le monde, des activistes de tous bords s’approprient la terminologie pour lancer des initiatives aux desseins troubles. Dernier en date, Porn WikiLeaks, une plate-forme qui reprend l’architecture de WikiLeaks, en allant jusqu’à emprunter son nom. Mais ici, il n’est nullement question de révéler les secrets des Etats ou les coulisses de la diplomatie: au lieu de ça, des justiciers de la bonne morale ont décidé de jeter en pâture au public les véritables noms de 15.000 acteurs et actrices de la Porn Valley californienne. Et ce n’est pas tout.

Tandis que certains s’interrogent – légitimement – sur “la fin de l’anonymat dans le X”, d’autres évoquent une industrie “enragée” par ce dévoilement massif. En effet, non contents de détruire les personnages que se sont créés les professionnels du porno pour protéger leur vie privée, les créateurs de Porn WikiLeaks y ont ajouté des adresses, des photos, ou, summum du malaise, une liste “des acteurs gay infectés par le VIH et travaillant dans des productions hétérosexuelles”. Comme des Anonymous intégristes tenants de la bonne morale, ils ont tout fait pour stigmatiser l’activité de ceux qu’ils cherchent visiblement à discréditer.

Sur les 23.807 entrées que compte la partie “wiki” du site, tous les acteurs et toutes les actrices sont qualifiés de “pornographic whore” (putain du porno) ou de “hooker” (prostituée), ces deux qualificatifs étant réduits à des définitions lapidaires qui ne nécessitent même pas de traduction: “a pornographic whore is someone who is a whore for porn”, “a hooker is someone who has sex for money!”. En creux, c’est leur activité professionnelle qui est attaquée.

Piratage de base de données

Comment en est-on arrivé là? Actif depuis plusieurs semaines, suivi de loin par les spécialistes du milieu, Porn WikiLeaks est apparu en pleine lumière quand le blogueur star Mike South – sorte de Perez Hilton du X – a fini par évoquer frontalement le site. Il croit notamment savoir comment son concepteur s’est procuré les dossiers médicaux de milliers de hardeurs et hardeuses, en piratant la base de données qui agrège les informations sur l’ensemble de la profession.

Les 15.000 personnes ciblées ont pour point commun d’avoir fréquenté l’AIM (Adult Industry Medical Associates), une fondation qui affiche son credo d’emblée: “Vous faites l’amour, nous surveillons vos arrières”. Fondée en 1998 par Sharon Mitchell, une ancienne star du X reconvertie dans l’accompagnement thérapeutique des travailleurs du cul, cette clinique est notamment chargée des tests de dépistage de MST, nécessaires à la validation d’un casting pour n’importe quel tournage. Dans un communiqué du 31 mars, l’AIM se défend d’avoir transmis volontairement des informations confidentielles relatives à ses patients, et évoque un acte malveillant:

[Nous] étudions la possibilité d’une intrusion criminelle dans notre base de données médicale. Une masse substantielle d’informations postée sur le site en question ne peut pas provenir de cette base de données car nous ne les possédons pas. Spécifiquement, les adresses ne figurent pas dans les fichiers de l’AIM.

Pour South, comme pour le Daily Beast, qui détaille l’affaire dans un long article, l’identité de cet Assange “justicier” ne fait plus de doutes. Il s’agirait de Donald Carlos Seoane, alias Donny Long, un ancien acteur et réalisateur de films pornographiques. Sur sa page Porn WikiLeaks, qui ressemble à un easter egg de très mauvais goût, il se décrit comme “le dernier hétéro à se dresser contre la mafia gay du porno”. Une tonalité homophobe qu’on retrouve dans les propos d’une revendication anonyme au Daily Beast. Quand on lui demande pourquoi elle a créé le site, la personne, qui se défend d’être Long, répond dans ces termes:

Pour dégager les gays du porno hétéro, ainsi que les maqueraux gay qui ont ruiné la profession en imposant le port du préservatif. L’engouement pour les tapettes doit cesser. La Californie est pleine de Mexicains gay qui peuvent même se marier, ce qui est mal.

Allégorie du droit à l’oubli

Outre-Atlantique, la révélation de l’affaire commence à faire grand bruit, et les médias généralistes s’en emparent, en s’interrogeant sur ses répercussions. A cela rien d’étonnant. Fondée en bonne partie sur la confidentialité, l’industrie du X n’est pas seulement une cible privilégiée pour les whistleblowers mal intentionnés qui veulent un y voir un énième complot reptilien. C’est aussi une allégorie cruelle du droit à l’oubli.

Lors du débat sur WikiLeaks, à la fin de l’année 2010, de nombreux politiciens, et aussi quelques éditorialistes, se sont emportés contre le caractère permanent des fuites. Sur Europe 1, Catherine Nay regrettait par exemple que “rien ne soit jamais effacé [sur Internet]”, et qu’on y fasse l’expérience de “la damnation éternelle, comme l’oeil dans la tombe qui regarde Caïn”.

A l’époque, cet argument n’était pas vraiment recevable, parce qu’il faisait l’amalgame entre la protection de la vie privée des individus et la bonne marche des Etats. Pourtant, il touche un point déjà évoqué lors de l’affaire Jessi Slaughter, cette préadolescente américaine qui avait été prise pour cible par les petits malins de 4chan après avoir posté une vidéo sur YouTube: Jusqu’où peut-on aller sur Internet? A quand un listing complet des fidèles de Youporn, identifiés après avoir été piégés par un script malicieux?

Dans un monde où les pédophiles sont désormais géolocalisés, certains estimeront sûrement que la révélation systématique des coulisses du porno relève d’une démarche presque normale. Pour certains blogueurs, l’offuscation (et non l’obfuscation) n’est que le paravent de l’hypocrisie. Pourtant, le porno n’est pas interdit par la loi, et son seul tort est d’être une industrie “stigmatisante”. L’occasion de rappeler que sur les 15.000 noms fournis par Porn WikiLeaks, bon nombre d’entre eux mènent aujourd’hui une nouvelle vie, loin des plateaux.

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Crédits photo: Flickr CC janale1, Wikimedia Commons

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Justin Bieber, star d’un porno ? http://owni.fr/2011/03/23/justin-bieber-star-du-porno/ http://owni.fr/2011/03/23/justin-bieber-star-du-porno/#comments Wed, 23 Mar 2011 13:30:47 +0000 Alexandre Léchenet http://owni.fr/?p=45623

Vous connaissiez le Justin Bieber, puceau, qui respectait les filles ? Je suis devenu un Dieu du sexe qui préfère plutôt les voir souffrir ! (bieber-lemon, 16 ans)

La production avait de quoi surprendre. Imaginez donc. Un long récit pornographique, séparé en deux saisons et quelques dizaines de chapitres. Une orthographe assez douteuse obligeant parfois à lire à voix haute pour saisir l’essence du texte. Une cinquantaine de commentaires sous chaque chapitre. Le succès est au rendez-vous. Mais le plus intriguant est peut-être ailleurs. Le héros de cette histoire est Justin Bieber, star internationale à base de musique pop, et il partage son lit avec sa demie-soeur, Cassy. Ce récit est écrit par une jeune fille qui déclare avoir 16 ans.

Image d'accueil de fic-justin-bieber-lemon

Hébergé par la plate-forme de blog de Skyrock, ce récit fait partie des nombreuses fan-fictions fantasmant la vie de Justin Bieber. La star, âgée aujourd’hui de 17 ans, a sorti son premier disque en 2009 notamment sur les réseaux sociaux, déchaînant autour d’elle de nombreuses beliebers, adolescentes de 10 à 16 ans. Et les fan-fictions ne concernent pas seulement l’idole pop. Que ce soit Harry Potter, Twilight ou encore Spock, dès qu’un héros rassemble une fan-base importante, un petit nombre d’entre eux imagine une suite à ses aventures. Elles sont d’ailleurs très bien accueillies par certains auteurs et disposent même de plate-formes dédiées.

Le vit rêvé de Justin Bieber

Les fan-fictions érotiques, aussi appelées lemon en référence à Cream Lemon, hentaï —manga érotique— japonais, n’en sont qu’un genre parmi d’autres. Leur présentation est assez bien adaptée au web. Les récits ressemblent aux feuilletons du XIXe siècle. Un chapitre à la fois, la suite n’étant publiée que si un nombre suffisant de commentaires est atteint.

Pour la Suite, j’aimerai 10 Commentaires, 1 Fan et 3 Kiffs s’il vous plaît. (lemon-fiction, 13 ans)

Les récits sont assez disruptifs par rapport à l’édition usuelle. Chaque procédé stylistique est explicitement décrit. Ellipse, changement de point de vue ou encore aparté, l’auteur prévient avant de l’utiliser. L’auteur propose également des bandes sonores ou des liens vers La Redoute pour acheter les vêtements portés par les héros. La plate-forme de blog de Skyrock semble idéale pour ces récits. Mais hélas, ses conditions d’utilisation ne permettent pas aux lemon de rester bien longtemps en ligne une fois repérés.

Celle de la liaison de Justin Bieber avec sa demie-soeur a été, par exemple, retirée du site depuis sa découverte. Elle racontait en une saison de 9 chapitres comment la jeune Cassy, après avoir couché avec Justin Bieber devenait une “adolécente perturber qui se tappe tout les mec quelle croise“. L’utilisation du passé simple est assez étonnante, utilisant une terminaison unique tel que “faisa“, “sonna“, “ouvra” et autres “alla“. La description des scènes érotiques est linéaire et sans fioritures.

il commenca a carresser entre mes jambe
a part aman sa lui faiser de l’effet il bander
(fic-justin-bieber-lemon, 16 ans)

Les positions sont variées, l’imagination débridée. Ce que l’on peut deviner, c’est l’inspiration des oeuvres pornographiques très importante. Comme en témoigne les gémissements et le regard cru et mécanique sur l’acte sexuel. L’usage du préservatif y est quasi-régulier, prouvant au moins la réussite de la communication institutionnelle anti-SIDA.

Il me retourna d’un bond (après avoir enfilé un préservatif ^^), m’écarta les jambes à nouveau, & me pénétra doucement. (bieber-lemon, 16 ans)

Une sexualisation précoce

Image envoyée par Justin Bieber à sa petite-amie

La question que soulève ces productions est comment un jeune artiste, encore adolescent, peut se retrouver héros de récits pornographiques ? La star découverte grâce aux réseaux sociaux a bénéficié d’une stratégie de sexualisation de la part de ses producteurs. Malgré son jeune âge, tout est bon pour le transformer en objet de désir. Et cela, sans n’entendre aucun reproche. Autant des photos de Brooke Shields, nue, dans une baignoire peuvent déclencher des scandales, autant Miley Cirus, actrice-chanteuse, n’a pas le droit de poser dos nu à 15 ans, autant un jeune homme de 15 ans a, semble-t-il le droit de devenir un objet sexuel.

Dans ses clips, tout d’abord, il arrive toujours à séduire une femme, plus grande, plus âgée et bien formée. Dans ses plans de communication également, dans les séances de photographies organisées avec Kim Kardashian, top model de 29 ans connue pour des photos sulfureuses. Elle est sa prétendue petite amie de l’époque et le shooting pour Elle a lieu sur une plage. Justin Bieber apparaît avec une chemise mouillée, collant son corps musclé et imberbe. Miley Cirus, jeune actrice distinguée dans Hannah Montana, avait également posé pour Vanity Fair à l’âge de 15 ans. Elle était torse nue, et de dos. Ces photos ont fait scandale.

Peut-être est-ce parce que Miley Cirus est une star Disney ? Parce que la star Disney affiche fièrement en bracelet leur souhait de rester vierge jusqu’au mariage ? Ce qui n’est pas le cas de Justin Bieber. S’il n’évoque pas directement la question, son image parvient à être à la fois celle de l’enfant idéal pour leurs parents et l’amant rêvé pour les jeunes fans. Et celles-ci ne se laissent pas voler leur éphèbe. À peine connue la relation de Justin Bieber avec Selena Gomez, sa petite-amie, de nombreuses beliebers ont envoyé des tweets assassins.

Roses are red, violets are blue, @selenagomez if you’ll break @justinbieber’s heart I’m gonna kill you


Illustration de la Une : Louison pour Owni
Retrouvez tous les articles de notre dossier:
Des soutiens-gorge “ampliformes” en taille… 8 ans
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photos CC Flickr by Daniel Ogren

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Quand le NSFW devient ’safe for work’ http://owni.fr/2011/03/20/quand-le-nsfw-devient-safe-for-work/ http://owni.fr/2011/03/20/quand-le-nsfw-devient-safe-for-work/#comments Sun, 20 Mar 2011 17:00:18 +0000 Alexandre Léchenet http://owni.fr/?p=51362 En 2006, 16% des hommes et 8% des femmes salariés américains confessaient avoir déjà regardé un film pornographique depuis leur lieu de travail. Un vétéran du Vietnam aurait même déclaré que sa visite sur un site aux visées pornographiques était un moyen de se calmer, car il souffrait de stress post-traumatique. En France, une jurisprudence garantit aux visionneurs d’images coquines qu’elles ne peuvent être la cause d’un licenciement si le visionnage n’est pas abusif.

Du porno avec Office

Le collectif Verte Couverture, qui a choisi d’analyser la frustration dans le secteur tertiaire, a rassemblé cette thématique avec un objet représentant le quotidien de tout employé de bureau type, Microsoft Office. Le résultat est MicroPORNsoft, un site proposant des créations pornographiques à base des logiciels de bureautique.

Frustration + Microsoft Office => Porn en .doc

En résultent des productions régulières à base d’Excel, Word et Powerpoint et autres outils développés par la firme de Redmond. Pour permettre à chacun de se faire plaisir des petits guides et les fichiers originaux sont également fournis.

Éjaculation du DOS

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Levrette en .doc

Cliquer ici pour voir la vidéo.

D’ailleurs, Microsoft a compris ce lien entre frustration et bureautique et l’a tourné à son avantage en mêlant les deux dans une publicité, refusée néanmoins, pour promouvoir Office.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le pouvoir de la suggestion

Ces vidéos ne perdant pas cependant leur qualité de NSFW —not safe for work — il existe des moyens plus sécurisé pour se détendre sur son lieu de travail. Notamment en restant dans la suggestion. Vous connaissez l’image avec des dauphins. Elle ne représente un couple enlacé que pour ceux ayant déjà en tête cette image mentale. De la même manière, certaines images peuvent sembler propres à vos collègues alors que vous savez en votre for intérieur ce qu’elles signifient réellement. En témoigne cette publicité pour une marque de vêtement qui ne paraîtra être qu’un dessin animé aux âmes innocentes.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Une autre solution, inspirée de la méthode dite “du mormon” consiste à ne pas regarder des personnes nues, mais à s’arranger avec les images pour le suggérer. La technique serait née au Japon est à été présentée au monde entier grâce à l’intervention d’un prétendu mormon sur un blog de culturistes. Expliquant qu’il n’avait pas le droit de regarder des femmes nues, il explique que grâce à des bulles savamment placées, il parvient à cacher l’essentiel des vêtements et à encourager l’imagination.

Du plaisir pour les oreilles

Enfin, si toutes ces solutions ne suffisent pas et que l’horreur de l’open space fait que vous ne pouvez pas regarder de films pornographique sur votre écran, il existe un site qui vous permettra d’entendre une description fidèle de ceux-ci directement dans vos oreilles. Imaginé comme un site d’intérêt public à destination des aveugles, le site propose une description audio de nombreux sites payants permettant aux déficients visuels de profiter également de ces petits joyaux de la production pornographique mondiale.

N’oubliez pas de garder vos écouteurs bien attachés !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

photos CC Flickr W, Tostie14memoflores et dmitrybarsky

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Porn marketing 2.0 (NSFW) http://owni.fr/2010/01/14/porn-marketing-20-nsfw-sexe-youtube/ http://owni.fr/2010/01/14/porn-marketing-20-nsfw-sexe-youtube/#comments Thu, 14 Jan 2010 11:18:31 +0000 Damien Van Achter http://owni.fr/?p=6964 L’industrie du sexe a souvent montré la voie de l’innovation (et de la rentabilité) en adaptant très rapidement ses processus de production et de diffusion de ses contenus aux progrès technologiques. En les anticipant même parfois … Quelles leçons pouvons-nous tirer du community management à l’oeuvre sur ces sites ? De la lutte contre le piratage, des business modèles développés en freemium, du merchandising, des économies d’échelle, etc.  ?

C’est en tout cas ce que vous pourrez répondre à votre boss s’il vous demande ce que vous êtes en train de foutre en regardant cette vidéo au bureau :-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

»Article initialement publié ans la joie sur Blogging The News

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